
A
la pensée du mot vacance, son esprit se mit à vagabonder vers des
contrées plus exotiques, un bungalow en bois au bord d’une
mer calme, chaude et translucide, un couple de blonds qu’elle
aimait à qualifier de niais et enfin à un homme au regard rieur,
aux cheveux châtain ébouriffés et au teint halé faisant ressortir
sa musculature parfaite. Malgré le fait qu’elle ait insisté
pour que Arrno ne l’accompagne pas, force lui était
d’admettre qu’il lui manquait horriblement.
Horriblement, car elle ne pensait pas du tout être autant attachée
à lui. C’est pour s’empêcher de penser à ce genre de
chose mais aussi pour essayer de combler le vide qui lui manquait,
qu’elle s’était mise à
s’occuper.

Soudain le téléphone se mit à sonner, l’interrompant dans son
travail et dans ses réflexions. Elle se leva de son siège avec
difficulté, étira ses membres ankylosés et se dirigea
tranquillement vers le téléphone. Tant pis si la personne
raccroche, ça lui apprendra à appeler à cette heure-ci. Néanmoins,
quand ses pieds nus effleurèrent le parquet froid, elle changea
d’avis et se dépêcha de décrocher.
Et si c’était Arno ? Elle avait complètement oublié de
rallumer son téléphone en sortant de l’avion. Il avait
peut-être essayé de la joindre et s’inquiétait de savoir si
elle bien ou pas. Soudain son cœur se mit à battre la
chamade.
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